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Instauration d'un droit de timbre de 50€ pour les procédures devant le Tribunal Judiciaire et le CPH à compter du 1er mars 2026

L’article 128 de la loi de finances pour 2026 prévoit le paiement d’une contribution de 50 euros pour toute instance introduite en matière civile et prud’homale, en première instance, par le demandeur.

Cette contribution sera due pour les instances introduites à une date définie par décret en Conseil d’État, et au plus tard à compter du 1er mars 2026.

Le Conseil constitutionnel a validé ce dispositif dans sa décision du 19 février 2026 (décision n° 2026-901 DC du 19 février 2026).

La contribution n’est pas due :

  • · par les personnes bénéficiaires de l’aide juridictionnelle ;
  • · par l’État ;
  • · pour certaines procédures spécifiques, notamment devant la CIVI, le juge des enfants, le juge des libertés et de la détention, le magistrat du siège du tribunal judiciaire chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de libertés, et le juge des tutelles ;
  • · pour les procédures de surendettement des particuliers et les procédures de redressement et de liquidation judiciaires ;
  • · pour les procédures d’ordonnances de protection ; · pour la procédure mentionnée au II de l’article L. 20 du code électoral ;
  • · pour les procédures d’injonctions de payer (y compris l’opposition à l’ordonnance portant injonction de payer) ;
  • · pour les procédures introduites devant le juge aux affaires familiales pour faire homologuer une convention parentale.

A retenir également :

  • · lorsqu’une même instance donne lieu à plusieurs procédures successives devant la même juridiction, la contribution n’est due qu’au titre de la première ;
  • · aucune irrecevabilité ne peut être prononcée sans invitation préalable à régulariser la contribution dans un délai d’un mois à compter de la demande formulée par le greffe.

La contribution sera acquittée par voie électronique.

Le décret d’application – attendu avant le 1er mars 2026 – précisera les modalités plus détaillées s’agissant notamment de l’entrée en vigueur de la loi de finances.

La profession d’avocat dans son ensemble s’est opposée à cette mesure en raison de l’atteinte portée au droit fondamental d’accès à la justice même si les recettes de cette contribution seront affectées au financement de l’aide juridique.